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Tetouan >> Tetouan La colombe blanche
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Lieu de rencontre de plusieurs peuples, religions et cultures, Tétouan est une ville accueillante, mélange de cultures et de couleurs, qui s'étale au bord de la Méditerranée.
Colombe blanche pour des poètes arabes, "la fille de Grenade" ou "la petite Jérusalem" pour d'autres, Tétouan est un lieu de rencontre de plusieurs peuples, religions et cultures, andalouse, ottomane, locale et européenne. Pour Mohammed Abdelkhalaq Torres, Tétouan est une ville qui ne laisse personne indifférent. Unique par la diversité des origines de ses fondateurs et de ses habitants actuels. Les Mudéjares, les Morisques, les juifs Séfarades venus de la péninsule ibérique ont constitué un brassage avec les Rifains et les Arabes. L'apport de leur culture andalouse et sa fusion avec la locale a donné une culture unique à la ville.
Tétouan a assimilé l'architecture andalouse dans ses murs, sa kasbah, ses petites maisons et ses palais (avec des patios, des fontaines et des jardins), ses minarets, ses mausolées et ses fondouks. Elle a conservé, au fil des temps une âme andalouse, qui fait d'elle la plus hispano-mauresque des villes marocaines. La médina de Tétouan est classée patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1997
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En 1492, la chute de Grenade chasse du Sud de l'Espagne des milliers de Musulmans qui s'installèrent sur les ruines de la ville. Tétouan renaît alors de ses cendres et connaît un essor fastueux. «En raison de l'occupation ibérique des ports, le grand commerce européen avec le Maroc au XVIIe et XVIIIe siècles, avait en Tétouan sa porte principale. La communauté juive tétouanaise y a joué un rôle important. Grâce à un solide réseau de correspondants autour de la Méditerranée (parents, alliés, associés), elle a permis de développer les échanges commerciaux avec l'Espagne, l'Italie et l'Angleterre», indique Mhammad Benaboud. Ses liens maritimes et commerciaux avec les pays du pourtour méditerranéen et ses échanges commerciaux avec le sud, via Fès, ont marqué la vie socio-économique et culturelle de ses habitans au cours des XVIème et XVIIème siècles.
Sous le règne de Moulay Ismaïl, au XVIIIème siècle, Tétouan connaît un nouveau développement économique dû à ses nombreux échanges avec l'Occident. Méditerranéenne par sa position, andalouse par sa population et ses traditions d'origine, elle est classée parmi les villes savantes, celles où vivent les érudits et où l'on cultive les lettres et les arts. La ville fut aussi un pont entre la péninsule ibérique et le Maroc intérieur. Les immigrés andalous sont passés par Tétouan en trois vagues successives en route vers d'autres villes comme Fès, Meknès, Rabat et Salé. Tout le commerce marocain du XVIIIème siècle avec l'Europe passait par Tétouan en tant que l'un des ports importants du Maroc. Après la prise d'Alger par les Français en 1830, Tétouan a commencé à recevoir des immigrés algériens, d'où l'importance de l'influence ottomane à Tétouan apparente notamment dans certaines coutûmes et habits tétouanais. Le XIXe siècle fut celui de la décadence de Tétouan comme pour tout le Maroc. La guerre hispano-marocaine de 1859 à 1862 entraîne l'occupation de la ville par les Espagnols durant deux années qui l'affaiblirent.
Au XXe siècle, Tétouan capitale du protectorat espagnol, a connu un nouvel essor politique, économique et culturel.
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La vie culturelle de Tétouan est marquée depuis le XIIème siècle de figures souffies, littéraires et intellectuelles, telles que Abdelkader Tabbine et Sidi Abdellah Al-Fakhar (XIIe siècle), Sidi Ali Ben Raissoun (XVIIIe siècle), Sidi Mogamed Al-Harraq (XIXe siècle). Le XXe siècle a été également marqué par de nombreux novateurs tels que Sidi Mohamed Afilal, Mohamed Akhrif,
l'historien Mohamed Daoud, l'artiste Abdessadak Cheqara, et les nationalistes comme Abdelkhalaq Torres, Moustapha Mdouri, Mehdi Benouna et M'hammad Ahmed Benaboud.
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Tétouan abrite plusieurs musées, témoins d'une époque prestigieuse de la ville et du Maroc.
Ecole des Arts et Métiers Traditionnels Dar San'aa ou l'École des Arts et Métiers Traditionnels fut créée en 1916 dans le but de conserver et de préserver le patrimoine arabo-andalou et les différentes expressions artistiques qui ont caractérisé Tétouan durant plusieurs siècles. Les artisans y travaillent sur le bois, la poterie, le fer, le zellij ou les tapis de la même façon que leurs ancêtres il y a quatre siècles. De nombreux arts que l'on enseigne encore dans cette école ont été transmis au cours des siècles à Tétouan.
Le Musée Ethnographique
Fondé en 1928, ce musée fut connu tout d'abord comme "foyer musulman" ou "Musée des Arts Indigènes", et avait pour siège la maison Bennouna (sise à Zanqat Al Moqaddam). De là, il fut transféré dans un des bastions de l'enceinte de Tétouan, à Bab Al Oqla. Transformée en musée en 1948, l'ancienne forteresse du XIXè siècle, du sultan Moulay Abderrahman, est la gardienne des traditions populaires. C'est un véritable joyau qui traduit tous les aspects de la vie quotidienne traditionnelle tétouanaise. Ce musée conserve les arts, la cuisine, les habits traditionnels, les bijoux, les armements et la musique de la ville.
Musée Archéologique
Créé en 1939, ce musée présente les découvertes des sites préhistoriques et pré-islamiques du Nord du Maroc, dont celui de Lixus. En plus, des belles mosaïques qui y sont reconstituées, ce musée présente une belle collection de monnaies de l'époque romaine, statuettes de déesses, collections numismatiques de la période punique... La protohistoire marocaine y est représentée par la reconstitution du célèbre Cromlech de Mzoura (Assilah). Le musée loge également une bibliothèque de plus de 60.000 volumes consacrés à la conservation de la littérature africaine du nord.
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Pour les amoureux de la mer un grand choix de stations balnéaires est à leur portée à quelques kilomètres de la ville. En empruntant la route en direction de Sebta, de nombreuses plages de sable doré sont aménagées.
Martil : A 10 kilomètres de Tétouan une station balnéaire très cosmopolite, où il fait bon vivre, le sable fin et chaud, les cafés et restos au bord de l'eau. Sans oublier, le soir venu, tout le monde se retrouve pour savourer la douce fraîcheur nocturne.Cabo Negro : A 14 Km de Tétouan pour acceuillir les visiteurs et se donner rendez-vous au Golf de Cabo Negro de 18 tours et son club-house.
M'diq (village des pêcheurs) :A 17 km de Tétouan. entre le Cabo Negro et les premiers contreforts du Rif et la Méditerranée. M'diq offre à ses visiteurs le calme, la détente et un dépaysement agréable.
Dans la baie de M'diq, la mer est idéale pour la pratique des sports nautiques, notamment la planche à voile et possibilités de randonnées de balades équestres. En saison, la région est connue pour la chasse.
Kabila : A 20 km de Tétouan, Complexe Touristique de 27 Hectares de jardins et un km de plage : Hôtel de 4*/Résidence / commerces / port de plaisance.
Marina Smir : A 24 km de Tétouan, Complexe Touristique: Hôtel / Institut de Thalassothérapie / Résidence / Centre Commercial / Port de plaisance; Enfin les stations balnéaires de Restinga Smir allant jusqu'à la ville de Fnideq.
Sur la balnéaire de la côte Tétouanaise se trouvent les plus grands ports de plaisance du Maroc :
Kabila Marina : de 250 Anneaux / Centre commercial / Boutiques de prêt à porter / Restaurant de spécialités sur la plage / Pizzeria sur la plage / café / bar à tapas.
Marina Smir : de 450 Anneaux / Centre commercial / Restaurants de spécialités / cafés / bars.
Port de plaisance de M'diq : de 50 Anneaux / Club Royal de la plongée sous-marine et restaurant de spécialités de poisson.
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